The dernière heure: étude des poèmes

Jess Bakker

Derniere Heure, Ray Jones collection

The “Derniere Heure” published at the Australian Section, GHQ, 3rd echelon, president Sgt L Millard, 1919. University of Melbourne Archives, Ray Jones collection, 1981.0081, box 7 item 5/1/5

Le journal de guerre, ‘The Dernière Heure’ publié en 1919 contient des anecdotes, des poèmes, des lettres à l’éditeur, des dessins, des articles, et des hommages à et par l’Armée Impériale Australienne (A.I.F). Produit par l’A.I.F. en 1919, à l’époque The Dernière Heure a fourni une vision rétrospective de la première guerre mondiale, et de la victoire des Alliés. L’A.I.F était le nom donné aux bénévoles de l’armée australienne qui sont partis à l’étranger pour se battre pendant la première et la deuxième guerre mondiale. Les deux éditeurs, James Richard William Taylor et Cyril Leyshon White, étaient soldats de deuxième classe dans la première division de l’A.I.F.

Page 25, The Derniere Heure, published by the AIF, 1919. University of Melbourne Archives, Ray Jones collection, 1981.0081, box 7 item 5/1/5

Il y a six poèmes dans cette publication de The Dernière Heure. Les auteurs des poèmes sont mentionnés par leurs initiales, et deux des poésies, au moins, semblent avoir été écrites par des françaises : le «Remember Aussie » poème acrostiche écrit en français, et « Aussie » écrit en anglais et signé « A French lady ». Les deux  poèmes explorent la violence et la terreur des batailles, et la bravoure des soldats face à l’ennemi. « Remember Aussie » évoque les «  terribles jours de bataille » et les soldats australiens qui avancent  «sans trembler, face à l’ennemi… sanglant et muraille ». De même, dans « Aussie » on voit « the scorching battle-blast » et le soldat australien «bearing his burden in the face of the foe… tried, without fear, steadfast ».

Aussie, The Derniere Heure

Aussie, The Derniere Heure, published by the AIF, 1919. University of Melbourne Archives, Ray Jones collection, 1981.0081, box 7 item 5/1/5

Ces poèmes détaillent aussi la gratitude des Français envers les australiens pendant la guerre. Ils nous montrent la camaraderie et le sens du sacrifice mutuel. Dans ces deux poèmes, ils disent explicitement que les français, que la France leur dit merci – « la France lui dit : Merci ! » et « France gave him thanks ».

Boisguillaume, The Derniere Heure

Boisguillaume, The Derniere Heure, published by the AIF, 1919. University of Melbourne Archives, Ray Jones collection, 1981.0081, box 7 item 5/1/5

Un de mes poèmes favoris de cette édition est le poème « Boiguillaume ». Le poème ne fait aucune référence directe à la guerre. Plutôt, il parle d’un « exile », « tempest tossed »,  et de « all he’s lost ». J’aime particulièrement ce poème parce qu’il a un aspect cathartique, et parle de la tranquillité et du calme retrouvés. Cette tranquillité éclatante est trouvée à Boisguillaume. Boisguillaume est une ancienne commune dans le nord de la France où, comme dans de nombreux autres villages du front, sont enterrés des soldats australiens. Dans le poème, la nature de Boisguillaume nous donne un sens de renouvellement, et en même temps, un sens d’histoire et de continuation de la vie.

Un autre cas d’un soldat australien tombant amoureux du paysage français, et du pays lui-même se trouve dans le dernier poème du journal « Goodbye Dear Land ».  Ce poème exprime l’admiration du soldat pour la France. Il parle de sa beauté, de ses propres larmes en la quittant, et de son espoir d’y retourner un jour. Dans « To A French Maid », le problème de la barrière de la langue est abordé. Ce poème aborde le thème de l’amour entre un soldat et une femme française. L’écrivain observe que ni lui ni elle ne peut comprendre la langue de l’autre, mais que l’absence ou l’échec de la langue n’a pas d’importance. Le poème suggère que l’absence de dialogue renforce leur amour, il parle de « love’s true message, spoken silently, Divine ». On peut imaginer que cet amour a eu lieu pendant que le soldat était en permission. Les soldats qui étaient en permission, avaient le droit de voyager loin de leur unité pendant une période de temps déterminée par leurs supérieurs hiérarchiques.

Goodbye Dear Land, Derniere Heure

Goodbye Dear Land, The Derniere Heure, published by the AIF, 1919. University of Melbourne Archives, Ray Jones collection, 1981.0081, box 7 item 5/1/5

Références

L. White & J. R. W. Taylor, (1919) The Dernière Heure. Publishépar L. Wolf

L’editor de The Dernière Heure, James Richard William Taylor

L’éditeur d’art, Leyshon White

L’A.I.F

Les morts australien en France — lieux d’enterrement

Les soldats sont en permission

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