La Poésie de La Cantine Militaire

Joanne Daenerys and Tay Wei Wen

La Poésie de “La Cantine Militaire”

“La Cantine Militaire” est une publication militaire française qui était publiée le premier et le quinzième chaque mois à Paris. Elle servait comme source de divertissement pour tous les soldats qui étaient stationnés en France. Cette publication se trouve parmi la collection personnelle de Ray Jones et contient un recueil de poésie écrit par Paul Ferrier. Ray Jones était un soldat australien qui était stationné en France et en Belgique (19th Battalion). C’est intéressant qu’il ait choisi de garder cette publication avec lui même si on ne sait pas la raison de cette démarche.

La poésie de cette publication traite de thèmes comme l’horreur de la première guerre mondiale, le désir de vengeance et le patriotisme. Ces thèmes rappellent au peuple de France qu’ils souffrent ensemble à cause d’un ennemi commun. Donc, ils créent un sentiment de solidarité entre les gens.

Poem from La Cantine Militaire

Extract from “Les Jour Des Morts” by Paul Ferrier, La Cantine Militaire. University of Melbourne Archives, Ray Jones collection, 1981.0081, item 5/3/3 box 7.

Les poèmes soulignent la cruauté et l’horreur de la première guerre mondiale. Ils appellent à la compassion du peuple de France. La première page de la publication dit: “À tous ceux qui souffrent, une pensée de pitié”. “Tous ceux qui souffrent” se réfère surtout aux soldats qui ont été blessés ou qui sont morts, et aussi aux gens qui ont souffert de la pauvreté, de la famine et de la douleur de perdre leurs proches à cause de la guerre. Le poème “Le Jour Des Morts” met l’accent sur la façon dont la guerre est horrible. On voit que les vies sont facilement perdues, car “il suffit du temps d’un éclair”, et elles sont perdues en grands nombres, sous la forme “d’innombrables tombes”. Il y a quelques autres mots et phrases qui expriment cette horreur: les morts sont décrits comme les “fantômes par milliers et par millions” qui forment les “autels de flots de sang, des fleuves, des océans”. Le choc des morts de la guerre rappelle au peuple de France que toute l’Europe souffre ensemble. Par conséquent, il évoque la compassion et la sympathie du peuple et crée un sens de solidarité avec les alliés.

La Cantine Militaire

La Cantine Militaire, by Paul Ferrier. University of Melbourne Archives, Ray Jones collection, 1981.0081, item 5/3/3 box 7.

Les poèmes condament les ennemis de la France, particulièrement l’Allemagne. Ils appellent à la vengeance et rappellent au peuple que l’Allemagne est la cause de leur misère. Dans la première page, on voit un petit discours du Général de Castelnau. Il dit à son fils, qui est mort: “je te jure que nos armées te vengeront en vengeant les familles françaises”. Ce discours reflète le thème de vengeance dans les poèmes. On peut le voir dans “Le Jour Des Morts”. Ce poème condamne le Kaiser d’Allemagne. Il est comparé à “un bandit”, à un monstre, “le pire monstre que jamais l’enfer démusela” et aussi au démon “Satan”. À partir de la douzième strophe, le poème prend la voix du Kaiser, qui se complaît dans la mort des Français et ses alliés. Il dit: “tous ces morts, c’est mon oeuvre et ma gloire et mon culte”. Cette phrase incite la colère et l’horreur parmi les gens et les pousse à desirer la vengeance”. De même, le poème “La Nuit des Trépassés” dénonce le Kaiser. Les morts sortent de leurs tombes et le maudissent. On voit cela comme “un million de morts” crient “maudis sois-tu, Kaiser Guillaume”. Ce poème exprime un profond besoin de vengeance, car même les morts se lèvent pour exprimer leur haine du Kaiser. Il rappelle au peuple qu’ils doivent être unis en face de leurs ennemis. Le poème “Debout, Les Morts!” exprime aussi la haine du monde entier pour l’Allemagne; “le monde entier flétrit jusqu’au nom allemand, sous le dégout la race sombre”. Il décrit l’Allemagne comme “l’ombre” et le reste du monde comme “l’Aurore”, et “l’Aurore triompant de l’ombre”. L’Allemagne est nuisible mais le reste du monde est bon. Ce contraste entre le bien et le mal suscite un sentiment de justice et de patriotisme parmi les soldats. C’est une forme de propagande qui les incite à aimer leur pays encore plus et à faire de leur mieux pour le protéger contre l’Allemagne.

Bibliographie

19th Battalion. Australian War Memorial.

Ferrier, Paul. “La Cantine Militaire.” 1917. Print.

J.R.W.T. “France Has Attracted Australia by Her Glorious Spirit.” Aussie: The Australian Soldier’s Magazine 1919. Print.

Advertisements

La vision de la guerre par les australiens

Cassandra Symes

Postcard of Alexandria, Egypt, c1915

Postcard of Alexandria, Egypt, c1915. University of Melbourne Archives, Harrison family collection, 1978.0119, item 4/1

L’Australie a participé à la première guerre mondiale parce qu’elle est un pays du Commonwealth qui a été appelé à défendre la Grande-Bretagne. À cette époque l’Australie avait des liens étroits avec la Grande-Bretagne et beaucoup de jeunes hommes australiens pensaient que c’était leur obligation morale de participer à la guerre (l’engagement dans l’armée n’était pas obligatoire). Selon bon nombre d’entre eux, il était noble de s’engager parce qu’ils agissaient de “défendre la patrie”. Beaucoup de familles australiennes avaient alors de la famille qui habitaient toujours en Angleterre, et il y avait des personnes qui pensaient toujours qu’elles étaient ‘Britanniques’, même si elles été nées en Australie.

Pour beaucoup d’australiens, l’armée leur a aussi donné la chance de voyager, ce qu’ils n’auraient pas pu faire autrement. Selon l’article ‘The soldier as a tourist : The Australian Experience of the Great War’, beaucoup de soldats australiens qui se sont enrôlés étaient, au fond d’eux des touristes. Pour eux, la raison de participer à la guerre n’était pas seulement pour aider leur pays mais aussi pour voir le monde, pour explorer. L’une des propagandes utilisée par le gouvernement australien, ressemble à une brochure touristique et avait comme titre ‘un tour du monde gratuit’ ; elle présentait la guerre comme une possibilité de voyager.

Par ailleurs, la propagande utilisée par le gouvernement australien encourageait le peuple à participer à l’effort de guerre. Elle s’est concentrée sur leur sens du devoir en renforçant un sentiment d’urgence. Elle a été conçue pour maintenir la colère du public face aux atrocités allemandes et en même temps idéaliser les soldats australiens. La propagande reposait aussi sur la peur que l’Australie soit la prochaine à être attaquée.

Dans les journaux, les affiches de propagande, etc. de cette époque, la guerre est présentée comme un mode de vie glamour, l’impasse est faite sur les victimes de la guerre. Beaucoup d’australiens étaient favorables à la guerre, certaines entreprises promettaient même un salaire pendant la guerre et des emplois au retour. A la fin des comédies musicales et autres spectacles à Melbourne, le public chantait les hymnes nationaux de l’Australie et de la Grande Bretagne. Cette propagande rendait les jeunes plus enthousiastes à l’idée de participer à la guerre.

Bibliographie

L’article ‘The soldier as a tourist : The Australian Experience of the Great War’

Les journaux de Ray Jones

http://ergo.slv.vic.gov.au/explore-history/australia-wwi/home-wwi/early-reactions-war

http://ergo.slv.vic.gov.au/explore-history/australia-wwi/home-wwi/propaganda

http://en.wikipedia.org/wiki/World_War_I_conscription_in_Australia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_militaire_de_l%27Australie_pendant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

http://www.anzacday.org.au/history/ww1/homefront/conscription.html

Nationalisme et propagande en Australie durant la première guerre mondiale

Jessica Kapuscinski-Evans and Katie McIntyre

The Blood Vote

“The Blood Vote” by Claude Marquet and W Winspear as part of the anti-conscription campaign, 1917. University of Melbourne Archives.

Cette affiche est un bon exemple du mouvement anti-conscription. Elle a été faite par les socialistes à Melbourne, et publiée en 1917. Elle représente une femme inquiète votant un «oui» en faveur du recrutement, à l’image du premier ministre, Billy Hughes, qui était en faveur. Mais le poème qui accompagne la caricature montre que ce vote représente la «voix du sang»; en effet, elle envoie quelqu’un d’autre à la mort par sa décision.

Le poème, qui a été écrit par le Winspear socialiste WR, utilise un langage audacieux pour établir la culpabilité de la femme d’avoir fait «le vote du sang». L’accent mis sur la valeur de la vie des travailleurs et des gens ordinaires dans cette affiche contraste fortement avec la propagande nationaliste, qui généralement glorifie le sacrifice du soldat pour un plus grand bien – celui de la nation. Mais les mouvements anti-conscriptions comme celui des IWW ont fait valoir que les travailleurs n’avaient pas d’intérêt commun avec les classes dirigeantes et le gouvernement de l’Australie, et n’avaient donc pas d’intérêt dans la guerre.

Continue reading